EDITORIAL

 

Sur cette page, retrouvez nos articles concernant les questions de fonds liées à nos démarches de préservation de nos côtes.

 

“Comprendre pour pouvoir échanger puis agir”

Avril 2018
Avril 2018

La période actuelle est cruciale pour le littoral picard en fonction du regard qu’on y porte et des problèmes environnementaux qui s’y appliquent.

La côte picarde s’inscrit depuis 2016 dans le contexte administratif de la nouvelle région Hauts-de-France ce qui facilite une approche intégrée d’une grande partie du littoral de la Manche. Elle appartient également à l’espace du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale et au futur parc naturel régional.


Comme nous avons pu le constater dans le bulletin précédent, c’est un littoral qui bouge au point de présenter des risques majeurs qui bouleversent notre milieu. Pourtant certains repères sont plus ou moins gravés dans la mémoire, ce sont les noms de lieux. Un atlas des toponymes se crée, issu d’un inventaire précis en cours. Il devrait nous restituer toute la richesse de ce patrimoine usuel qui nous permet de nous repérer, alors que nous ne connaissons pas toujours la signification cachée des lieux ou encore la longue conquête des terres sur les zones humides et la mer au fil des siècles. Avec l’université de Picardie Jules Verne et un Pool littoral d’associations, nous commençons ce travail par la baie de Somme mais à terme cet atlas concernera l’espace du parc naturel marin du Tréport jusqu’à Ambleteuse au nord de Boulogne.

Il est aussi temps de nous rendre compte que de nouvelles générations prennent possession du patrimoine maritime picard à travers des activités liées au littoral et à la mer, en particulier par les métiers qu’elles y exercent actuellement. Les journées européennes du patrimoine en septembre 2017 à Saint-Valery-sur-Somme nous l’ont bien démontré. Il y a nécessité de continuer les efforts d’information et de transmission du savoir dans ce domaine.

Par ailleurs, soulignons la permanence des problèmes environnementaux dont celui de l’eau sur notre littoral où aboutissent des fleuves et où les nappes d’eaux restent très vulnérables, sans parler de la qualité de l’eau de mer qui nécessiterait tout un chapitre à elle seule. La réglementation qu’applique l’Agence de l’eau, dans ses programmes actuels et à venir, change rapidement et tente de faire progresser la question de l’eau par le biais de sa transversalité, en particulier avec les activités et la biodiversité. Il est indispensable d’en faire globalement le point pour savoir si cette approche est adaptée à un milieu aussi complexe que le nôtre.

Pour pointer l’oxymore que révèlent l’évolution rapide ainsi que la stabilité du littoral et des estuaires picards, il nous a semblé utile de poursuivre la publication du bulletin, avec une nouvelle présentation, tout en renforçant des thématiques qui font débat, et cela en complémentarité avec le site lpbs.fr. Ce dernier a été entièrement repensé pour enrichir les questions abordées grâce à l’actualité retenue en nous efforçant de garder le recul nécessaire qui peut permettre de faire progresser la réflexion afin de répondre à notre principe : comprendre pour pouvoir échanger puis agir sur le littoral picard et la baie de Somme.


Alors je pourrai conclure ce rapport moral ainsi :
« Comprendre pour pouvoir échanger puis agir sur le littoral picard et la baie de Somme »

Jean-Marc Hoeblich

D’un risque naturel peut-on en faire un atout ?

Mai 2017
Mai 2017

Riche en évènements sur notre littoral, Cette année 2016 écoulée a pris une tournure qui nous a signifié que notre association LPBS ne doit pas seulement rester le « guetteur d’idées » vigilants (Robert Mallet) mais doit informer et agir pour les personnes vivant en Picardie maritime.
La prise en compte du patrimoine culturel maritime picard doit encore progresser et veiller à ce qu’il reste bien vivant (Somme II).
D’un autre côté, la vulnérabilité propre au littoral (l’érosion de la côte, la submersion possible des Bas-champs) et la prévention du risque sont encore mal ancrées dans notre conscience et dans notre quotidien ou bien agacent, « donnent des boutons » à certains.
Notre action en ce sens, avec le maximum d’écoute doit être apportée avec une attention particulière à nos jeunes mais aussi à leurs parents et bien entendus, aux nouveaux arrivants qui viennent pour un jour, pour vivre temporairement ou en permanence parmi nous.

La culture du risque, intelligente, en prospective aussi, a encore du mal à se faire un chemin (mais pas que sur le littoral picard, du reste).


 

Encore un plan de prévention des risques naturels de plus sur le littoral picard !
Celui du Marquenterre – Baie de Somme !
A-t-on entendu tout au long de cette année passée.


 

Il a été approuvé par arrêté préfectoral le 10 juin 2016 en dépit de l’avis défavorable des commissaires enquêteurs et d’une partie de la population concernée par son application. Les esprits se sont échauffés, comme s’il était nécessaire de rappeler que nous vivons dans une zone dangereuse ! Nos anciens le savaient et s’en étaient accoutumés. Voyez les renclôtures et les digues qui parcourent les Bas-champs dont certaines remontent au Moyen-Âge ! On luttait contre la mer.

Certes, la mer est une ressource mais elle est aussi un danger permanent. Là où quelques hameaux s’étaient autrefois perchés sur des foraines, ces anciens bancs de galets quasi insubmersibles, se sont maintenant installés des lotissements, des habitations. L’hôtellerie de plein air (terrains de camping) parmi d’autres activités, s’est développée en grande partie dans les Bas-champs. Pour ne prendre que cet exemple, lorsque la ville de Rue avec son port attenant, vivait son âge d’or au XVe siècle, elle ressemblait à une île entourée et protégée par d’immenses marais. Puis la mer s’est progressivement retirée avec la connivence des hommes qui ont construit les renclôtures ce qui correspond à des polders en picard.

Sur le littoral lui-même, actuellement et à l’échelle de quelques décennies, certains s’inquiètent de voir le trait de côte changer aussi rapidement. Ils constatent la destruction de certains ouvrages de protection contre la mer et la menace imminente qui pèse sur les maisons en front de mer. Et pourtant que d’argent déboursé pour mettre à l’abri les Cayolais les plus exposés grâce à des épis en béton ! Ces préoccupations prennent de plus en plus le pas sur l’insouciance et le déni qui ont pu prévaloir auprès de riverains.

Les médias renvoient aux dérèglements climatiques comme cause de tous ces risques, avec une place particulière pour l’impact des activités de l’homme qui en accélère le phénomène.

Les dernières recherches concordent pour dire que l’élévation du niveau des mers est incontestable et ne peut que s’amplifier au cours de ce siècle avec, en particulier, une intensification des tempêtes, des submersions marines et de leurs effets en cascade.

Que peut-on faire alors ?

Au niveau international et national, des études scientifiques et des prises de décision se sont enchaînées. Mais quelle en est la logique ? Nous connaissons mal cette multitude de conférences et de décisions qui aboutissent à des projets capitaux comme des plans de préventions des risques naturels (PPRN pour les initiés) dont la rigidité dans l’application irrite – voire inquiète – et semble surtout démesurée. La population, avec son capital de biens et de patrimoine matériel et immatériel, doit-elle bouger au rythme des tempêtes à venir ?

Il est temps de faire le point, localement, pour pouvoir aller plus loin, pour pouvoir s’adapter en toute intelligence. Le rapport du Sénat « Xynthia, cinq ans après : pour une véritable culture du risque dans les territoires » est un document majeur et malheureusement peu connu des citoyens que nous sommes, à proximité du littoral. Christian Manable est le co-auteur avec le sénateur François Calvet de ce rapport diligenté par la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation ; il nous livrera ses observations, ses convictions aussi, à la fin de notre assemblée générale.

Nous savons que la prospective, en réalité souvent déjouée, permet cependant d’envisager un avenir pas nécessairement sinistré mais vivable, viable et supportable. Cette étape se glisse déjà dans nos esprits.


Alors je pourrai conclure ce rapport moral ainsi :

S’informer, prévenir, certes, et pourquoi ne pas tenter de transformer le risque naturel en atout ?

Jean-Marc Hoeblich

D’un risque naturel peut-on en faire un atout ?

Mai 2017
Mai 2017

Riche en évènements sur notre littoral, Cette année 2016 écoulée a pris une tournure qui nous a signifié que notre association LPBS ne doit pas seulement rester le « guetteur d’idées » vigilants (Robert Mallet) mais doit informer et agir pour les personnes vivant en Picardie maritime.
La prise en compte du patrimoine culturel maritime picard doit encore progresser et veiller à ce qu’il reste bien vivant (Somme II).
D’un autre côté, la vulnérabilité propre au littoral (l’érosion de la côte, la submersion possible des Bas-champs) et la prévention du risque sont encore mal ancrées dans notre conscience et dans notre quotidien ou bien agacent, « donnent des boutons » à certains.
Notre action en ce sens, avec le maximum d’écoute doit être apportée avec une attention particulière à nos jeunes mais aussi à leurs parents et bien entendus, aux nouveaux arrivants qui viennent pour un jour, pour vivre temporairement ou en permanence parmi nous.

La culture du risque, intelligente, en prospective aussi, a encore du mal à se faire un chemin (mais pas que sur le littoral picard, du reste).


 

Encore un plan de prévention des risques naturels de plus sur le littoral picard !
Celui du Marquenterre – Baie de Somme !
A-t-on entendu tout au long de cette année passée.


 

Il a été approuvé par arrêté préfectoral le 10 juin 2016 en dépit de l’avis défavorable des commissaires enquêteurs et d’une partie de la population concernée par son application. Les esprits se sont échauffés, comme s’il était nécessaire de rappeler que nous vivons dans une zone dangereuse ! Nos anciens le savaient et s’en étaient accoutumés. Voyez les renclôtures et les digues qui parcourent les Bas-champs dont certaines remontent au Moyen-Âge ! On luttait contre la mer.

Certes, la mer est une ressource mais elle est aussi un danger permanent. Là où quelques hameaux s’étaient autrefois perchés sur des foraines, ces anciens bancs de galets quasi insubmersibles, se sont maintenant installés des lotissements, des habitations. L’hôtellerie de plein air (terrains de camping) parmi d’autres activités, s’est développée en grande partie dans les Bas-champs. Pour ne prendre que cet exemple, lorsque la ville de Rue avec son port attenant, vivait son âge d’or au XVe siècle, elle ressemblait à une île entourée et protégée par d’immenses marais. Puis la mer s’est progressivement retirée avec la connivence des hommes qui ont construit les renclôtures ce qui correspond à des polders en picard.

Sur le littoral lui-même, actuellement et à l’échelle de quelques décennies, certains s’inquiètent de voir le trait de côte changer aussi rapidement. Ils constatent la destruction de certains ouvrages de protection contre la mer et la menace imminente qui pèse sur les maisons en front de mer. Et pourtant que d’argent déboursé pour mettre à l’abri les Cayolais les plus exposés grâce à des épis en béton ! Ces préoccupations prennent de plus en plus le pas sur l’insouciance et le déni qui ont pu prévaloir auprès de riverains.

Les médias renvoient aux dérèglements climatiques comme cause de tous ces risques, avec une place particulière pour l’impact des activités de l’homme qui en accélère le phénomène.

Les dernières recherches concordent pour dire que l’élévation du niveau des mers est incontestable et ne peut que s’amplifier au cours de ce siècle avec, en particulier, une intensification des tempêtes, des submersions marines et de leurs effets en cascade.

Que peut-on faire alors ?

Au niveau international et national, des études scientifiques et des prises de décision se sont enchaînées. Mais quelle en est la logique ? Nous connaissons mal cette multitude de conférences et de décisions qui aboutissent à des projets capitaux comme des plans de préventions des risques naturels (PPRN pour les initiés) dont la rigidité dans l’application irrite – voire inquiète – et semble surtout démesurée. La population, avec son capital de biens et de patrimoine matériel et immatériel, doit-elle bouger au rythme des tempêtes à venir ?

Il est temps de faire le point, localement, pour pouvoir aller plus loin, pour pouvoir s’adapter en toute intelligence. Le rapport du Sénat « Xynthia, cinq ans après : pour une véritable culture du risque dans les territoires » est un document majeur et malheureusement peu connu des citoyens que nous sommes, à proximité du littoral. Christian Manable est le co-auteur avec le sénateur François Calvet de ce rapport diligenté par la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation ; il nous livrera ses observations, ses convictions aussi, à la fin de notre assemblée générale.

Nous savons que la prospective, en réalité souvent déjouée, permet cependant d’envisager un avenir pas nécessairement sinistré mais vivable, viable et supportable. Cette étape se glisse déjà dans nos esprits.


Alors je pourrai conclure ce rapport moral ainsi :

S’informer, prévenir, certes, et pourquoi ne pas tenter de transformer le risque naturel en atout ?

Jean-Marc Hoeblich

Le littoral picard s’agrandit…

Mars 2016
Mars 2016

Avec la création de la grande région, la frontière historique entre les provinces de l’Artois et la Picardie, entre le Nord – Pas-de-Calais et la Picardie ou entre le Pas-de-Calais et la Somme dont l’Authie était la limite, disparait administrativement.
Terres du Nord, Hauts-de-France ou Nord-de-France, pour le moment le choix n’est pas encore fait.
La Picardie a eu du mal à imposer son nom qui apparaît officiellement dans notre République en 1964 avec les lois fondatrices de la décentralisation de 1972.

Si en 1482, Amiénois, Boulonnais, Calaisis, gens du Ponthieu, du Santerre, de la Thiérache, du Vermandois, du Vimeu étaient des Picards, on oublie que, militairement, le premier Régiment d’infanterie français actuel, le plus ancien au monde encore en activité, était issu des bandes de Picardie en 1477(1479 pour certains). Il a conservé sa devise « On ne relève pas Picardie ». Ceci souligne la force et la reconnaissance, autrefois, de cet espace territorial un peu malmené depuis la Révolution française.


Mais passons au littoral picard qui, lui, a aussi des limites qui ont changé avec le temps.

Le littoral picard correspond actuellement à la bande côtière de la Somme, de Mers-les-bains à Fort-Mahon jusqu’à l’Authie en englobant sommairement tout le secteur à l’ouest d’Abbeville – dénommée par certains capitale de la Picardie maritime – avec, en particulier, les espaces les plus bas en partie submersibles, les Bas-champs.

Toutefois, pour les géographes, la Picardie maritime correspond aux « estuaires picards » et leur espaces contigus, celui de la Somme est le plus vaste mais on connaît les estuaires similaires vers le Nord, l’Authie, la Canche et il faudrait ajouter la Slack à Ambleteuse au nord de Boulogne estuaire comblé de nos jours et la Liane qui, avec les aménagements du port de Boulogne, a été entièrement artificialisé tout comme celui de Wimereux. Pour la Bresle il vaut mieux parler d’embouchure.

Toujours est-il que, de ce point de vue, cette unité géomorphologique – et historique – se retrouve pleinement dans le cadre de la grande région. Le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale avait déjà établi cet état en prenant en compte l’espace géographique et culturel.

Respecter la dynamique naturelle tout en l’adaptant aux activités humaines a toujours fait partie de la réflexion et des questions que portent de notre Association.

Pour ce faire, nous nous entourons de compétences afin de développer un pôle de ressources.

Robert Mallet avait toujours su s’entourer de personnes pouvant enrichir les questions fondamentales (à travers le MURS par exemple) mais pour lui, comme pour l’Association, les gens de terrain occupent une place égale dans l’enrichissement de la réflexion.

Marins, pêcheurs, habitants du littoral et amoureux de la côte picarde rejoignent les historiens, géographes, naturalistes, littéraires, ingénieurs d’études, géologues, et bien d’autres observateurs du littoral.


Le Conseil d’administration en est le miroir. Ce pôle d’expertise multi variée nous permet d’acquérir une approche globale de la Picardie maritime avec sa dynamique, ses problèmes aussi.

C’est le noyau d’un réseau car chacun des membres appartient à d’autres associations si bien que les points de convergence ou de divergence enrichissent notre savoir.


Certains d’entre nous sont ou ont été commissaires-enquêteurs instruisant les enquêtes publiques pour l’environnement et l’aménagement du territoire.


Ils sont présents et ils vous diront combien cet outil de régulation de la démocratie est une école du savoir confrontant notre environnement au comportement des citoyens ;  ces derniers n’utilisent pas suffisamment le droit à l’expression et à l’administration tenue de mettre en pratique les lois qui ne peuvent prendre en compte toutes les particularités du terrain.

Nous participons à différentes commissions départementales et régionales en espérant être un exemple pour la Société civile.

Notre association a donc toujours eu vocation d’être l’intermédiaire/ l’interface grâce à des actions et des rencontres multiples et variées : diffusion de l’information, pédagogie pour faciliter la compréhension de l’environnement et prise en compte de l’aménagement, de la réglementation, participation à la Fête de la science, à Agora et aux salons d’associations, aux Journées européennes du patrimoine à Saint Valery-sur-Somme.

Mais aussi une participation active à des associations comme le Gemel, Somme II , CPIE, entre autres et bien évidemment une participation régulière à différentes commissions (CNPDS, PNM, PNR, Comité de la pêche, Agence de Bassin,…).

L’association doit demeurer une Force de proposition.

Dans le passé Robert Mallet a, entre autres, demandé le classement du site du Marquenterre et de la Baie sud.
Jacques Mortier en siégeant au CESERE, a insufflé à la Région Picardie la nécessité primordiale de la prise en compte du développement durable.

De ce fait, il nous a semblé utile de réfléchir ensemble sur le devenir du littoral en tenant compte de la COP 21 – manifestation très médiatisée en novembre dernier –  d’entrevoir des pistes pour pouvoir, dans le futur, mieux vivre sur notre littoral.
Le débat a déjà commencé mais il s’enrichira dans les prochains mois voire les prochaines années.

Dans ce nouvel espace régional administratif, notre association Pour le Littoral picard et la baie de Somme poursuit avec ferveur et, espérons-le, efficacité ses objectifs en Picardie maritime.

Jean-Marc Hoeblich

RESTONS LES “GUETTEURS D’IDÉES” VIGILANTS

Avril 2015
Avril 2015

Notre association Pour le littoral picard et la baie de Somme entame sa vingt-sixième, année suite à la première assemblée générale du 9 décembre 1989.


 

Le mois de mars passé a été marqué par la commémoration du centenaire de Robert Mallet, son fondateur (disparu en 2002) dont nous n’oublierons pas l’importance qu’il a joué pour la mise sur les rails avec des passionnés du littoral qui s’inquiétaient de son avenir
Une exposition à Abbeville et deux colloques, un dans cette même ville et le second à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens ont présenté différentes facettes du recteur RM un humaniste engagé dans l’environnement et la responsabilité citoyenne..

 La tentation est grande de vouloir faire le point sur la fidélité aux principes de cet humaniste engagé dans l’environnement et l’évolution des préoccupations d’équilibre entre l’Homme, ses activités et la nature sur le littoral picard.

Fidélité certes mais dans la lucidité d’une évolution permanente. « Pour rester moi-même j’ai dû changer » affirmait Robert Mallet dans un de ses entretiens. Cette formule est valable pour tout un chacun et partout dans le monde. La loi de l’évolution nécessaire au milieu et aux êtres vivants est nettement visible sur un interface tel que le littoral si varié de la Picardie maritime.

Vingt cinq ans après, les grands traits de la mobilité du rivage restent les mêmes avec l’inexorable recul des falaises, l’ensablement permanent de la baie de Somme, la fragilité des cordons de galets limitant les Bas-champs Sud et aussi la variation du cordon littoral sableux des dunes au nord ou encore la dynamique érosive accélérée en baie d’Authie.

Que s’est-il passé durant ce laps de temps ? Nous avons acquis une meilleure compréhension de certains phénomènes et une meilleure analyse des paramètres de cette évolution. Toutefois, des questions fondamentales restent toujours en suspens.

Les oiseaux, un bon indicateur de la santé du milieu, modifient actuellement leur mode de vie et leur migration : est-ce un signe manifeste du changement climatique ?

La mortalité des coques participe au questionnement sur la ressource naturelle.

Le terme « gestion », un peu sur toutes les lèvres, prend réalité dans les préoccupations et les orientations que l’on souhaite accorder à notre espace si particulier :

gestion des estuaires européens, plan de gestion pour le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, réflexions sur un plan de sauvegarde de la Baie mais aussi une information préventive sur les risques majeurs afin de réduire la vulnérabilité des populations.

Le patrimoine culturel maritime a également besoin d’être mieux identifié et mieux connu afin d’être mieux valorisé. L’exemple du baliseur Somme II en est un exemple.

Il est aussi nécessaire de s’attarder sur l’évolution des concepts et de la réglementation à l’échelle européenne voire mondiale pour en imaginer la résonance à notre échelle locale. Des prospectives portant sur la transition énergétique ou encore sur l’évolution du SDAGE devraient entraîner une nouvelle donne. Mais qu’en sera-t-il du patrimoine identitaire du littoral picard et de la baie de Somme ?

L’inscription du littoral picard dans une évolution plus globale commence à être prise en compte mais il est nécessaire d’anticiper dans un soucis d’un développement acceptable.


 

Restons les « guetteurs d’idées » vigilants comme le soulignait Robert Mallet.

Jean-Marc Hoeblich
Ecrivez-nous

Si vous voulez réagir à un de nos articles, utilisez ce formulaire pour nous le faire savoir ! 

ARCHIVE

J Mortier
Avril 2012

Participation du citoyen… la concertation.

J. Mortier